Greenpeace demande que 60 millions d'hectares de forets primaires de la Republique Democratique du Congo ne soient pas livrees a l'exploitation forestiere avant la realisation d'un plan de zonage concerte de ces massifs forestiers et la certitude que l'Etat a les moyens de controler ces exploitants et de lutter contre la corruption. Greenpeace demande egalement que la revision de la legalite des titres forestiers attribues sur plus de 20 millions d'hectares se fasse en toute transparence.
La moitie du budget du gouvernement congolais qui vient d'etre elu democratiquement et qui sort de 10 annees de guerre provient de la Banque mondiale et de pays financeurs comme la France ou la Belgique. Ainsi, l'avis de la Banque mondiale et des pays donateurs est crucial dans le choix de la politique suivie par le gouvernement congolais.
En France, nous avions pour premier objectif que Chirac et le Ministere des Affaires Etrangeres soutiennent politiquement nos demandes aupres de Kabila, President de la Republique Democratique du Congo. Nous pouvons dire que c'est quasiment chose faite.
Il y a six mois, la position officielle du gouvernement francais etait : « ouvrons les forets a l'exploitation forestiere, cela fera entrer des devises et cela permettra de lutter contre la corruption et de financer quelques aires protegees ». Aujourd'hui suite a notre campagne la position francaise a largement evoluee : « l'exploitation forestiere peut se limiter aux titres qui sont legaux tant que la gouvernance n'est pas amelioree (c'est-a-dire que la corruption soit moins importante) et faire un plan de zonage avec les populations ».
Maintenant, nous devons nous assurer que le bras technique et financier de la cooperation francaise, a savoir l'Agence Francaise de Developpement, ne finance plus des entreprises pour mettre en place leurs activites d'exploitation forestiere mais soutienne le financement du plan de zonage. Enfin nous devons continuer notre pression sur la Banque mondiale pour qu'elle cesse d'aider les exploitants et demande egalement la realisation d'un plan de zonage avant l'attribution de tout nouveau titre.
Par ailleurs, nous demandons que dans tous les paysages de forets intactes (Intact Forest Landscape), meme si des titres forestiers sont legalise en RDC, mais que les concessions sont « dormantes » â??“ c'est-a-dire que les activites d'exploitations industrielles du bois non pas encore commence â??“ nous demandons que ces concessions n'entrent pas en exploitation avant que le zonage n'ai ete etablit. Nous remettons donc en cause l'attribution actuelle de tous les titres forestiers dans les zones de paysages de forets intactes en RDC.
Pour plus d'information nous vous proposons les documents suivants :
La lecon camerounaise mettant en relief les erreurs a ne pas reproduire en RDC, de la reforme du code forestier au Cameroun.
Le nouveau code forestier de la Republique democratique du Congo, adopte en 2002.
Enfin, un document destine en particulier au collectivite locales en France : Forets anciennes, agir localement, faisant le point sur les enjeux de l'exploitation forestiere en RDC.