C'est ce que laisse penser l'article du Monde.fr
La Banque mondiale en passe de rehabiliter le role de l'Etat. Le Monde.fr a eu connaissance de la version provisoire du rapport « World development report 2008 », document qui oriente la strategie de l'institution. Desormais consciente de l'urgence environnementale, notamment du changement climatique et de la crise de l'eau, la Banque mondiale souhaite enteriner une evolution historique, en encourageant les gouvernements des pays pauvres a soutenir leurs paysanneries.
En misant depuis la fin des annees 70 sur l'industrialisation et le marche (dereglementation, privatisation, liberalisation des echanges), l'equation neo-liberale a conduit a la baisse des depenses publiques a destination de l'agricultureâ??¦ Elle a eu un impact tres negatif sur le monde rural des pays pauvres.
Or, la Banque mondiale le reconnait maintenant, l'agriculture est « une source hautement efficace de croissance » pour sortir de la pauvrete.
Tardif, ce premier
mea culpa de la Banque mondiale est heureux. Esperons maintenant qu'il la conduise a aller jusqu'au bout de sa prise de conscience et a initier dans le bassin du Congo une politique responsable de protection des forets et de leurs habitants.